Les débuts de la méditation peuvent être difficiles. On est souvent confronté à de nombreuses distractions qui interrompent l’état de présence à soi – des pensées, des images, des dialogues internes. Ces « éléments perturbateurs » captent avec succès notre attention, alors que l’on tentait de se concentrer sur notre respiration.

C’est tout à fait naturel et il est normal de se sentir découragé quand nous ne parvenons pas à nous concentrer sur cet état de pleine conscience. Mais nous pouvons y remédier et faire face à ce genre de distractions mentales.

 

Nous pouvons même apprendre à les utiliser à notre avantage, pour approfondir l’expérience d’observation de notre mental souvent chaotique. Cela nécessite de se mettre en observateur dans sa tête et laisser passer les pensées.

D’où viennent-elles ?

Où vont elles ?

Pourquoi passent-elles en moi ?

 

 

Devenir « l’Observateur » de soi-même, le témoin des pensées qui traversent son mental, permet de ce dissocier du contenu de nos pensées et de ne plus les nourrir de notre propre énergie.

A la place, nous adoptons l’attitude de l’observateur neutre, distant, dissocié, et les pensées, sans « moteur » pour les alimenter, se dissipent d’elles-mêmes, tout simplement.

 

Pour retrouver cet état de spectateur, n’hésiter pas en recommencer le cycle de la respiration. Respirez à nouveau 3 fois 3.

Trois fois par le ventre et expirez lentement à l'inverse

Trois fois par la poitrine et le ventre et expirez lentement à l'inverse

Trois fois par la tête, la poitrine et le ventre et expirez lentement à l'inverse. 

L’objectif est de vivre dans l’instant présent et en conscience tout en regardant toutes les pensées qui me traversent.

A bout de quelques minutes de cet exercice de laissez faire, qui vous permettra de sentir la difficulté de la concentration et le mécanisme de l’association. Concentrer vous, sur une pensée, une prière, un mot, une réflexion, sur votre respiration, sur le son, sur le temps, sur ce qui vous entoure. Rester là, comme une pierre, comme un lac de montagne immobile.

 

 

Rester dans cet état le maximum de temps. Si une pensée vient comme un nuage qui se reflète sur le lac de votre paix, laisser la passer mais revenez au silence de votre lac. Ne vous laissez pas emporter par elle. Si on perd l’état, on recommence, la détente et la conscience totale du corps, les 9 respirations (3 X 3), le mantra, la phrase ou la prière et on revient au lac ou à la pierre.

La voie la plus sure est celle du silence intérieur parfait. La voie s’ouvre devant ceux qui arrivent à apaiser leur tumulte.

Le point de départ du chemin est donc ce point au centre de vous même.

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